Close

Réforme de Poutine : L’opposition dénonce un putsch après l’approbation des députés

Décriée, la réforme constitutionnelle voulue par le président russe Vladimir Poutine vient finalement d’être votée. Ce mercredi, en troisième lecture, le projet est passé permettant au président russe de, théoriquement, rester en place jusqu’en 2036. Une surprise quand on sait que ce dernier semblait exclure de continuer à servir.

Toutefois, le président russe a tenu à souligner l’importance d’un pouvoir fort et représentatif pour la Russie, face aux risques économiques et sociaux de notre période. Très vite, l’idée de remettre les « compteurs à zéro » concernant les mandats présidentiels a ainsi été soumise. Dans le cadre de l’ancienne Constitution russe, il n’était possible pour un président, de se présenter qu’à deux mandats successifs. Arrivant à terme en 2024, la seconde échéance Poutine pourrait finalement laisser sa place à deux autres mandats.

Poutine, jusqu’en 2036 ?

En troisième lecture ce 11 mars, le texte a été soutenu très largement. Il ne faisait toutefois aucun doute que cette modification constitutionnelle allait passer puisque, hier, en seconde lecture, 382 députés ont voté en faveur du texte et zéro contre. Reste que cette réforme doit désormais passer la chambre haute du Parlement, le sénat russe, mais également le grand vote populaire sous forme de référendum, qui aura lieu le 22 avril prochain.

Le peuple décidera le 22 avril prochain

Au pouvoir depuis 20 ans, Poutine et ses alliés se réjouissent donc de voir que les prochaines années risquent d’être marquées sous le signe de l’actuel chef de l’État. Aux yeux de Sergueï Sobianine, maire de Moscou, il serait ainsi déstabilisateur de laisser Poutine quitter le pouvoir après 2024, puisque la Russie entrerait dès lors dans une période d’incertitude. Même son de cloche du côté du président de la chambre basse du Parlement, Viatcheslav Volodine, pour qui la Russie sortie renforcée de ces modifications de la Constitution.

Bien entendu, l’opposition elle, gronde et ne cache pas sa colère. Pour beaucoup, cela assure la présidence à vie à l’actuel chef de l’État d’autant qu’avec l’épidémie de coronavirus, les rassemblements de plus de 5 000 personnes sont bannis. Résultat, il est impossible pour l’opposition de faire entendre sa voix. Alexeï Navalny, opposant historique, a pour sa part tenu à dénoncer ce qu’il apparente à un véritable putsch.

La Nouvelle Tribune

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top