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Somalie et Kenya : la tension monte entre les deux pays

Les différends frontaliers qui, entre-temps avait fait l’objet d’une proposition de médiation par l’Union Africaine de par son « border program » viennent de prendre une autre tournure. L’affaire, même si elle est portée devant la cour internationale de La Haye, ne semble pas émousser l’ardeur des autorités somalienne. Ce jeudi en conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Abukar Dahir Osman, l’ambassadeur de la Somalie à l’ONU a donné plus de précision sur le dossier et a affirmé la volonté de son pays prêt à prendre « toutes les mesures nécessaires ».

La Somalie « condamne fermement » le Kenya

L’ambassadeur somalien dans son discours accuse le Kenya de violer la souveraineté de son pays. Le Kenya « viole la souveraineté » et « l’unité de la Somalie » a-t-il affirmé. Pendant son discours, le diplomate se basant sur la charte des nations unies a averti que face à « une violation claire » des dispositions de la charte, il est essentiel de prendre « les mesures nécessaires ».

« Le Kenya empiète sur la zone frontalière de la Somalie, ce qui vient saper notre stabilité », ce sont les propos du diplomate au pupitre lors de son intervention.  Il n’a pas manqué de préciser que « le Kenya continue d’être une force déstabilisatrice en Somalie ». Néanmoins, malgré ces avertissements le représentant de la Somalie à l’ONU reconnaît que son pays ne doit pas faire « recours à la menace ou à l’emploi de la force à l’encontre de l’indépendance politique… » du Kenya.

Une normalisation était pressentie

Les deux pays africains de l’Est avaient dans un passé récent rationalisé leurs relations. Courant le mois de novembre de l’année écoulée, les deux chefs d’Etats ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils normalisaient leurs relations, selon des sources bien introduites.

Les deux chefs d’Etats, Uhura Kenyatta et Mohamed Abdullahi Farmajo, après un long tête-à-tête se sont donnés d’amicales poignées de main avec le sourire aux lèvres. Le président somalien était convaincu que leur différend « sera résolu de manière mutuellement acceptable… » et que cela « … n’affectera pas leurs relations bilatérales ».

lanouvelletribune.info

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