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Tunisie : Thouraya Jeribi Khemiri, une femme à la tête de la Justice

Nommée ministre de la Justice en février, l’ancienne présidente du tribunal de première instance de Tunis est la première Tunisienne à diriger un portefeuille régalien.

L’ancienne présidente du tribunal de première instance de Tunis n’a eu que quelques pas à faire pour occuper le bureau du ministre de la Justice. Mais, depuis sa nomination, à la fin de février 2020, elle n’a guère eu le temps d’apprécier les nouveaux locaux du ministère proches du boulevard Bab Benat.

Familière depuis plus de trois décennies de ce quartier où sont installées les principales instances judiciaires de la capitale, Thouraya Jeribi, 59 ans, est la première Tunisienne à occuper un portefeuille régalien en Tunisie et la seconde dans le monde arabe après Raya el-Hassan, désignée en 2019 ministre de l’Intérieur du Liban.

Ce n’est pas pour autant que Thouraya Jeribi déroge à ses habitudes ; arrivée tôt le matin, elle ne boucle jamais ses journées avant 20 heures, et sait pouvoir compter sur son époux, ingénieur de formation actif dans l’agriculture, pour veiller sur leurs enfants, tous deux étudiants en médecine. « En famille, le travail est une valeur fondamentale », raconte une cousine, qui omet de dire qu’il s’agit aussi d’un héritage.

La justice, de frère en sœur

Le patriarche, Ali Jeribi, qui a été un militant actif au sein du mouvement de la lutte nationale, a souhaité que tous ses enfants accèdent à des études poussées. Cet originaire du Sud, installé à Ezzahra, banlieue sud de Tunis, a enseigné l’endurance et le sens du collectif à ces enfants ; une habitude familiale quand on a pour cousine Maya Jeribi, l’opposante à l’ancien régime, décédée le 19 mai 2018, et pour aîné Ghazi, champion de basket mais aussi magistrat et ministre de la Justice. Admirative de ce frère, Thouraya a suivi ses traces mais a orienté sa carrière selon ses propres choix.

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Jeune Afrique

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