Close

Vague de violences par des hommes armés dans l’ouest de l’Éthiopie

Publié le :

                En Éthiopie, des activistes alertent sur une vague de violences perpétrées dans l’ouest du pays ces dernières semaines. La Commission éthiopienne des droits de l’homme, la CEDH, se dit « profondément inquiète » par des « rapports troublants » en provenance de cette zone. Plusieurs sources parlent d’une milice armée qui s’en serait pris à des dizaines de civils. Possiblement avec des motifs ethniques.
            </p><div readability="78.946994991653">

                                    <p><em>De notre correspondant à Nairobi,</em>  <strong>Sébastien Németh</strong>

Les informations sont encore parcellaires et les autorités peu bavardes. Mais des activistes s’inquiètent d’une vague de violences ces dernières semaines. Selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme, le gouvernement a néanmoins confirmé deux vagues d’attaques contre des civils durant le mois de septembre. Des violences perpétrées dans la région de Benishangul-Gumuz, dans l’ouest de l’Éthiopie.

La CEDH parle aussi de centaines de civils déplacés. Mais les autorités locales précisent que 300 personnes sont déjà rentrées chez elles.

Le commandement ouest de l’armée fédérale lui ne nie pas les violences. Il affirme que les Forces de défense nationale éthiopienne (ENDF) ont été déployées et qu’un calme relatif serait revenu. Les soldats auraient secouru 27 civils enlevés par des hommes armés, ajoutant que des arrestations avaient eu lieu, sans donner davantage d’informations.

Les Amharas particulièrement visés ?

La communauté Amhara, elle, dénonce des attaques la visant spécifiquement. Christian Tadele, du Mouvement national amhara (NAMA) parle même de 89 morts, 20 blessés et 80 disparus. « Nous appelons le gouvernement à faire cesser le massacre de notre peuple ! », a-t-il déclaré.

L’association Amhara des États-Unis confirme ces chiffres et explique avoir enquêté sur ces violences. Elle décrit des assauts lancés dans trois zones par des miliciens lourdement armés de l’ethnie Gumuz. Ils auraient enlevé des habitants, principalement Amharas, avant de les conduire dans une école et de les exécuter.

Selon des témoignages rapportés par l’association, les miliciens reprocheraient aux Amharas de ne pas avoir quitté la région malgré de précédents avertissements. L’organisation donne même une liste de victimes identifiées. Le directeur de la communication de la région voisine Amhara, dénonce, lui aussi, le caractère ethnique des événements.

De son côté, le major-général Tessema, des Forces de défense, nie toute motivation communautaire. Il décrit les assaillants comme des jeunes désabusés.

            </div>

RFI

Laisser un commentaire

0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :
scroll to top