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«Voiles de la Paix»: loin du confinement, une bouffée d’air marin avec les grands voiliers russes

Trois bateaux russes, le Sedov, le Kruzenshtern et le Pallada poursuivent inexorablement leur progression autour du monde. Malgré les mesures de quarantaine et la fermeture des ports qui modifie leur trajet, la circumnavigation dédiée au 200e anniversaire de la découverte de l’Antarctique réserve quotidiennement de nouvelles sensations aux cadets.

Comme deux siècles auparavant, à l’époque où les marins russes avaient cartographié le continent antarctique, les trois navires-écoles russes, sous l’égide des «Voiles de la Paix», continuent de sillonner les océans. Les marins, confinés à bord depuis plusieurs mois, ne se sentent pourtant jamais seuls: les éléments naturels leur tiennent compagnie, le travail d’entretien des navires ne manque pas, les camarades sont là pour veiller les uns sur les autres.

Le quatre-mâts Sedov a quitté le port du Cap, en Afrique du Sud

C’était une escale attendue: après Montevideo, la capitale uruguayenne, Le Cap, la deuxième plus grande ville de la République d’Afrique du Sud, est au bout d’un mois de pleine mer.


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Photo. Presse. L’Université technique d’État de Kaliningrad

Le quatre-mâts Sedov a quitté le port du Cap, en Afrique du Sud

Situation sanitaire oblige, les habitants de la ville n’ont pu admirer qu’à distance la fière silhouette du Sedov. Le comité d’organisation de la circumnavigation a pris une décision raisonnable: pour la première fois, le «bord ouvert» a été annulé et le navire a été fermé à la visite des amateurs de grands voiliers. Une exception a été néanmoins faite pour les employés de l’ambassade russe en Afrique du Sud, qui sont montés à bord du voilier après avoir subi un examen médical.

Les quelques travaux de réparation et de préparation accomplis, les vivres montés à bord et les réservoirs de carburant remplis, le 25 mars, le Sedov a quitté le port du Cap pour se diriger vers Port-Louis, capitale de l’île Maurice.

Le Kruzenshtern poursuit sa longue traversée vers les îles Canaries

Changement de décor avec le Kruzenshtern. Les constellations familières de l’hémisphère nord apparaissent, la chaleur tropicale s’apaise, l’horloge du navire a déjà été mise à l’heure locale trois fois… le bateau-école tient son cap vers le nord.

  • Les cadets à bord du Kruzenshtern

    Les cadets à bord du Kruzenshtern


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    Photo. Presse. L’Université technique d’État de Kaliningrad

  • Les cadets à bord du Kruzenshtern

    Les cadets à bord du Kruzenshtern


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    Photo. Presse. L’Université technique d’État de Kaliningrad

  • Le Kruzenshtern dans l'Atlantique

    Le Kruzenshtern dans l’Atlantique


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    Photo. Presse. L’Université technique d’État de Kaliningrad

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Photo. Presse. L’Université technique d’État de Kaliningrad

Les cadets à bord du Kruzenshtern

Un vent de face constant a permis à l’équipage et aux cadets de prendre une pause dans le branle-bas des voiles, sans chômer pour autant. Réparer le gréement, mettre en ordre les pièces en bois, poncer l’ancien vernis des blocs de poulies, les recouvrir d’une nouvelle couche, le travail à bord ne manque pas.

Bientôt, si la visibilité est bonne, ils apercevront les contours de la terre à l’horizon: le navire passe près des îles du Cap-Vert. Mais il leur reste près d’une semaine et environ 1.000 milles marins avant d’accoster au port de Las Palmas, dans l’île de Grande Canarie.

Le trois-mâts Pallada est entré dans l’océan Indien

Toutes voiles dehors, la frégate Pallada a pour sa part contourné le cap des Aiguilles, le point le plus méridional du continent africain, pour mettre le cap sur l’île Maurice.


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Photo. Presse Rosrybolovstvo

Les cadets à bord du frégate Pallada

«Pour nous, cet événement est doublement important. C’est le troisième océan que nous traverserons, presque en diagonale, comme le Pacifique et l’Atlantique auparavant. J’espère que cette traversée sera plus facile que celle de l’Atlantique, qui a montré son caractère rebelle», a déclaré à l’équipage le capitaine Nikolaï Zortchenko.

Pour l’instant, Neptune est clément envers le Pallada, qui glisse sur le miroir d’une mer calme. Le soleil tropical transforme le nettoyage du pont en procédure rafraîchissante pour les cadets, qui ont troqué leur vareuse pour un uniforme léger. Après une violente tempête dans les latitudes inhospitalières de l’Antarctique, on apprécie la douceur et la tranquillité des eaux ciselées par les bancs de dauphins. La frégate prévoit d’amarrer à Port-Louis le 6 avril prochain.

Source Sputnik

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